Empreintes Digitales - Alignement des Planètes
Incroyable !
Il y a quelques jours à peine, je me décide à mettre en place un blog parlant des données relatives à notre vie privée, de leurs utilisations abusives (à mon sens) par l’État belge et aujourd’hui, quelques jours seulement après mon 1er article, le journal le Soir publie un grand format de plusieurs pages traitant du même sujet (cf. le Soir - Grand format – Le casse du siècle sur la vie privée des Belges.
le Soir entre dans la danse
Et ce que décrit le journaliste Philippe Laloux n’est pas très reluisant et fait froid dans le dos. Tout y passe : nominations illégales, contournements des lois et règlements nationaux et internationaux, mise en place de comité illégal au mépris de toutes règles, avis de complaisances ou dossiers enterrés quand il s’agit de protéger les données privées, … Et je termine en citant l’auteur de l’article : « Comme si l’État belge intégrait doucement les codes des régimes autoritaires où la vie privée n’est qu’accessoire. ».
On résume ?
Donc, pour résumer, l’État belge est en train de faire le casse du siècle sur la vie privée de ses citoyennes et ses citoyens, au point de se placer en menace d’infraction grave au RGPD et ce même État nous demande à toutes et à tous de lui donner nos données biométriques comme nos empreintes digitales. La seule qui me vienne à l’esprit maintenant et ici est : « c’est impensable ! ».
Citations
Je terminerai par deux citations extraites de l’enquête du Soir.
D’abord, la déclaration d'Elise Degrave, chercheuse à UNamur et experte en droit du numérique et en protection de la vie privée : « Dès sa naissance, le citoyen confie ses données à l’État (santé, famille, cadastre, fisc, emploi, …). Il n’a pas le choix. Il le fait parce qu’il y a un pacte de confiance qui suppose que l’État soit loyal. Mais ce pacte est aujourd’hui brisé. ».
Ensuite, celle d’Alexandra Jaspard, directrice du service de première ligne de l'APD : « la différence, c’est que F**book ou G**gle, vous avez encore le droit de ne pas les utiliser. ».
post-scriptum
Pour être franc, cela fait plusieurs années que je me pose la question de la protection de nos données à toutes et à tous.
Ce n’est pas seulement le pillage de ces données par les géants privés du monde virtuel qui me choque. Et l’enquête du Soir est là pour me le rappeler, mais aussi la multiplication des sources de collecte.
Le moindre site, la plus petite application, tout est sujet à demande d’infos, de mail, d’adresse, de date de naissance, de numéro de téléphone. Sans compter la collecte invisible de ce que nous faisons par la mise en place de millions de traqueurs sournois partout où c’est possible.